« La violence est inhérente à la vie de ces gens-là »

Un dealer ment toujours deux fois

Ce prévenu aurait vendu pour 50 euros de crack à un homme dans la rue. Il nie, explique vendre parfois un peu de cannabis qu'un ami lui donne, fumer quelques joints, c'est tout. Il est pourtant testé positif à la cocaïne. « Jamais touché à ça ! » se défend-il. Les traces dans ses urines ? « Je connais des gens qui en consomment. C'est peut être en leur serrant la main. » Puis il change de version : « On m'en a peut-être fait fumer. »

À coups de ceinture

Kevin a un problème avec les femmes. Son ex avait demandé une procédure d'éloignement après des violences. Sa copine actuelle a porté plainte après des coups de ceinture. Lui met ça sur le compte de l'alcool et des pétards. Violences, intimidations, menaces… Son casier est chargé, mais rien d'important depuis 2010. « La violence est inhérente à la vie de ces gens-là. Ces copines étaient aussi dans ce cercle de l’alcool et de la violence », assure son avocat.

« Je vais revenir avec deux Kalachnikov ! »

« C'est depuis les deux frères que vous avez des mitraillettes ? Les gars, les mitraillettes, c'est pas assez violent ! Je vais revenir avec deux Kalachnikov ! » a balancé le prévenu à deux gendarmes en faction une nuit de février. Quand ils ont voulu l'arrêter, il a résisté : coups de pied, crachat…

Gros bébé de 18 ans, il ne cesse de regarder sa mère quand le tribunal lui pose des questions. Son casier contient déjà plusieurs condamnations : violence en réunion, vols aggravés, etc. Il a fait un passage par l'hôpital psychiatrique « pour de mauvaises idées ».

Au bureau des objets volés

Sans papier, ancien accro, déjà condamné pour vol, le prévenu jure avoir trouvé une sacoche devant le Sacré-Cœur. Pas de chance, des policiers en surveillance l'ont repéré en train de faire les poches à plusieurs touristes et l'ont finalement vu arracher cette sacoche.

— Pauline Dartois