La justice pour mineur en cinq graphiques

Depuis un peu plus d'un siècle, les tribunaux pour enfants jugent les délits commis par des mineurs. La loi française (loi du 12 juillet 1912, ordonnance du 2 février 1945 « relative à l'enfance délinquante », entre autres) recherche ainsi « le relèvement éducatif et moral des enfants délinquants par des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité » (source).


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3,6 % des mineurs

En 2013, 233 991 mineurs ont été impliqués dans des affaires pénales, soit 3,6 % des 6,5 millions de mineurs âgés de 10 à 17 ans.

Ce que ne montre pas le graphique : 47 % des mineurs délinquants ont 16 ou 17 ans.

Principaux délits : les atteintes aux biens

mineurs


Les poursuites, c'est pas automatique

Mesures éducatives vs peines


Une majorité de détentions provisoires

Le 31 décembre 2013, 62 % des 734 mineurs emprisonnés l'étaient en attente de leur procès.

Violent, arrogant, sans morale ni remord : le mineur délinquant a mauvaise presse. Pourtant le discours est ancien : on le retrouve déjà en 1955 dans le film américain Blackboard Jungle de Richard Brooks. Pour faire ces différents graphiques, je me suis appuyé sur les chiffres du ministère de la Justice de 2013, les derniers disponibles. Mais « le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs, on lui fait dire ce que l'on veut » (Le Président, 1961, dialogues de Michel Audiard). Un portrait plus exact de la justice pour mineur inclurait entre autres les taux de récidive des mineurs, mais surtout l'évolution des différents chiffres au fil des années et des réformes pénales.

— Cosme Buxin